jeudi 2 février 2017




Selon moi si les faux monnayeurs été un tableau se serrait le baiser de Klimt.  
Je trouve que le thème du désir et de l’amour est au centre de cette œuvre. Des amours refoulés, incertains, cachés ou encore non assumés. L’amour reste également sensible dans l’œuvre, il concerne pour la plupart des jeunes qui ne connaissent pas grand chose a ce thème. C’est en quelque sorte le premier amour, le coup de foudre qui est à la fois inexplicable mais qui fait tout autant vibrer le corps et l’âme. L’amour de Olivier pour Edouard son oncle qui tombera ensuite amoureux de Passavant. Ou encore l’amour de Bernard pour Laura, qui par la suite croulera sous le charme de Edouard l’oncle de son meilleur ami.  L’amour est mis en scène notamment de manière intime, les amours contés dans le livre sont honteusement cachés, néanmoins ils sont totalement visible. L’amour d’un neveu pour un oncle pourrait être qualifié d’inceste. La bulle qui entoure les deux amoureux dans le tableau me rappelle cette idée, d’intime et de dissimulation ce que je retrouve dans ce tableau.
La passion se retrouve notamment dans le personnage de lady Griffith, qui représente selon moi l’érotisme. C’est le symbole même du désir et de la passion dans cette œuvre. Elle pourrait être prise comme le symbole de la femme objet ou encore de la prostituée. Elle est intentionnellement dénigrée par l’auteur. Néanmoins, selon moi elle reste une femme et elle représentative de la féminité ce qui est mis en valeur dans ce tableau par les fleurs composants la robe de la femme sur la droite. De mon point de vue Lady Griffith est une femme sensible est pleine de sentiment qui malgré son caractère fougueux garde une once de féminité et de sensibilité.
La passion est de plus très présente, on peut sentir l’attirance des corps entre les protagonistes. La couleur dorée qui orne le tableau peut rappeler la bourgeoisie caractérisée par le personnage de Passavant.
J’ai choisis ce tableau pour toutes les raisons ci dessous.



mercredi 1 février 2017

Miroir, miroir, dite moi qui est le plus Gide

Une mise en abyme en littérature désigne l’enchâssement d’un récit dans un autre récit, d’une scène de théâtre dans une autre scène de théâtre ou encore d’un tableau dans un autre tableau.  De nombreux auteurs utilisent ce procédé à fin de révéler des aspects plus profonds de leur histoire. C’est notamment le cas d’auteurs tel que André Gide. La mise en abyme est essentielle dans le style de Gide notamment dans les faux monnayeurs. On va se pencher sur la mise en abyme vu dans l’œuvre de André. G


Gide pense que l’abyme est un moyen de redoubler l’art de l’écriture. Selon lui,  « On retrouve en une œuvre d’art  ainsi transposer à travers les personnages le sujet même de cette œuvre ». A travers cette mise en abyme on a l’impression que  André Gide cherche à nous cacher des choses, il fait de son lecteur un enquêteur et le pousse à toujours allé plus loin que la surface des mots. C’est dans élan que le journal tenu par Edouard dans les faux monnayeurs, nous donne tout de suite une nouvelle perspective de l’œuvre, et est en réalité un phare dans notre lecture. Il nous fait comprendre à travers son écriture que le livre est avant tout un paradoxe de la réalité, c’est totalement factice. Ainsi chaque chose considérer comme paradoxe de la réalité est pour chacun subjectif il ne détient pas de vérité absolu. On a un autre point de vue de l’action, il donne donc la parole à différents personnage, et souvent pour parler d’une même action par exemple, l’histoire de la fleur Jaune est raconté par Edouard Azais et Georges (même si le fond reste le même) et  on retrouve  une mise en abyme majeur à travers le Journal de Edouard dont seul Edouard est le maitre. Même si il est lu par Bernard. Mais cependant, même si y’a d’énorme coïncidence entre André Gide et son personnage Edouard, il ne semblerait pas que c’est deux personnes soit les même (dans le sens où Gide serait dans son livre Edouard). Il n’est enfaite que (Edouard) le miroir de Gide, ce qui marque un gros contraste, Edouard c’est un écrivain maudit, les faux monnayeurs ne marche pas par exemple alors que Gide lui publie sa version des faux monnayeurs. La mise en abyme permet de prendre du recul par rapport à l’œuvre et de se demander quelle est le but de l’auteur. De plus, la mise en abyme a permit notamment chez André Gide de révéler des éléments du roman et d’introduire des personnages. Par exemple lorsque Edouard écrit dans son journal, plus précisément quand il nous parle de la fille Azais. Il nous fait découvrir les différents liens entre elle par exemple et certain personnage qu’on ignorait au début. Les faux monnayeurs c’est, en un livre la possibilité d’avoir cents mille autre livres selon l’œil attentif qui le lie.


Quel lien pouvons nous ainsi faire avec le dessin de Maurits Cornelis Escher peintre allemand ?

En peinture, la mise en abyme est un procédé plastique qui consiste à réaliser une image dans une image. Afin de créer un effet de profondeur. On l’appel également le phénomène d’autosimilarité et le principe fractale ou de la récursivité en mathématique.  C’est dans cet élan, que nous pouvons créer un lien indéniable en les faux monnayeurs et l’œuvre de Escher. Comme il a été dit précédemment le procédé de mise en abyme permet de donner de la profondeur à toute œuvre. Ainsi l’auteur, (André Gide) va vouloir rendre son roman plus intéressant en ce penchant sur un style hors du commun.  Il va à travers son personnage, montrer la subjectivité du monde et va montrer comment le lecteur peut avoir le libre arbitre sur les œuvres. MAIS attention tout en cherchant à lui donner ce rôle d’enquêteur, à la quête d’une vérité absolu.

Il est également possible de faire un rapprochement entre les deux oeuvres, car dans leurs contenues, elles envoient le même message. Elles permettent d’avoir une autre perspective de la chose. Par exemple dans ce cas la, on voit une main dessinant un autre main. Selon la perspective, les interprétations vont différer. Selon moi, ce dessin montre que derrière toute œuvre bien faite ce trouve un travail acharné. C’est le cas de André Gide, qui je le pense en faisant sa mise en abyme a voulu montrer le style d’écriture, et la consistance du travail. Le dessin de Escher, peut également suggérer que derrière chaque histoire, une nouvelle s’écrit, la main serait symbole de vie et donc le crayon symbole du destin. C’est bien l’auteur qui est maitre de ses œuvres et qui donc va écrire la destiné de chaque personnages à travers l’écriture de sa main.

Réalité ou vraisemblance?



Si Les faux-monnayeurs d’André Gide était un tableau, ce serait : Le double secret de René Magritte.

En effet ce tableau représente l’intérieur d’une femme à qui le visage a été retirée afin de mieux voir et comprendre son intérieur, c’est-à-dire de voir la véritable personne qui se cache en elle, comme une sorte de mise en abyme. Cette mise en abyme pourrait rappeler celle qui est faite dans le livre. En effet, André Gide va utiliser cette technique en intégrant à son roman le personnage d’Édouard qui durant tout le roman, écrira le sien du nom des « Faux Monnayeurs », comme le roman de Gide. Édouard est donc le double de Gide, il est e le romancier qui médite sur son roman. De plus, Le Journal d’Édouard, prend une place importante dans l’œuvre, car il nous informe de l’action mais aussi nous permet de pénétrer dans les pensées d’Édouard et de Gide. Par l’intermédiaire du Journal, on découvre aussi les secrets d’Édouard, ses secrets personnels. Tel le tableau de Magritte, Édouard possède des secrets sceller par des clous, or son journal permet au lecteur de les connaitre au contraire des personnages de l’histoire.  De plus, derrière ce tableau de cache tout une réflexion autour des questions de la ressemblance et du réalisme. Il est intéressant de savoir cela car dans « Les faux-monnayeurs », André Gide fait toute une réflexion sur la ressemblance et le réalisme.  En effet, dans le livre Édouard dit vouloir un écrire un roman pur, c’est-à-dire « un roman qui serait à la fois aussi vrai et aussi éloigné de la réalité, aussi particulier et général à la fois ».  Enfin, la femme sur le tableau pourrait symboliser les personnages féminins essentielles du roman : Bronja la meilleure amie de Boris le neveu de Mr la Pérouse, Laura la femme de Douviers, proche ami d’Édouard et enceinte de Vincent le frère d’Olivier qui est le meilleur ami de Bernard, Madame Sophroniska la femme qui s’occupe de Boris et mère de Bronja. En effet, ces personnages sont difficiles à cerner. Par exemple, Laura est une femme complexe est pleines de secrets. Elle a eu un enfant avec Vincent le grand frère d’Olivier, elle s’est marié avec Douviers alors que depuis le début de l’histoire on a l’impression constante que celle-ci à des sentiments profonds pour Édouard avec qui elle a grandi à la pension Azaïs. Il est difficile de comprendre la constitution de ce personnage. On a l’impression qu’elle cache toujours quelque chose, son cœur est un océan de secret. Encore, le fond avec la mer peut rappeler l’escapade de Passavant et Olivier partis ensemble en « vacances ». Vacances qui étaient un prétexte pour Passavant afin d’enrôler le jeune Olivier dans l’écriture du journal qu’il veut éditer et de passer du temps avec lui, car comme nous le savons Passavant et Olivier sont homosexuelle et on a l’impression que Passavant éprouve des sentiments pour Olivier. En effet, celui-ci passe par le grand-frère d’Olivier pour arriver à lui.

Pour finir, ce tableau de Magritte est comme le roman de Gide, et le roman en construction d’Edouard : « une lutte entre les faits proposé par la réalité et la réalité idéale ».





Si Les faux monnayeur étaient un tableau ce serait celui-là. (Je n'ai malheureusement pas le nom de l'artiste qui a réalisé cette œuvre.) 

Ce tableau représente un homme avec un visage assez complexe. En lui il contient différents points de vue et différentes histoires. Il y a une mise en abîme qui entraîne une certaine démesure et une confusion en même temps. A l'image du livre d'André Gide, ce tableau raconte plusieurs choses, on s'y perd facilement. En effet l'auteur dans son œuvre va alterner les points de vue des personnages et face à leur mode de vie et leurs multiples vécus on se retrouve vite perdu.  

Au sein du tableau l'artiste va mettre en scène le travail du peintre avec les deux tableaux posés sur les chevalets (au niveau de l’œil droit et l’œil gauche.), les pinceaux et la peinture sont à terre. On voit les mains du peintre en train de réaliser son œuvre. Gide va aussi utiliser cette technique de mis en abîme au sein de son œuvre avec le personne d’Édouard qui en tant que poète et écrivain rédigera tout au long du livre l'histoire des "faux monnayeurs", il représente en quelque sorte l'alter-ego de Gide, la figure de l'écrivain novateur qui questionne la littérature. Grâce à cela il crée énormément d'intensité dans son roman.

Vers le haut de la tête du personnage, on retrouve un ange qui semble veiller sur l'homme et le protéger, ses ailes représentent ses cheveux. On peut imaginer à travers cet ange l'innocence et la naïveté des personnages tels que Bernard, Olivier et Georges qui petit à petit vont entrer dans la circulation de fausses pièces de monnaies. En contraste à cette ange les très tiré du personnage qui semble malveillant et manipulateur. On pourrait y voir la figure de Passavant qui est en quelque sorte un personnage assez détestable et froid, il représente tout ce qui répugne: le vice, la malice, l'argent facile, la volonté de corrompre tout ce qui est pur et bon... 


De plus à l'image de ce tableau Gide se libère de toutes les contraintes et ose découvrir de nouvelles techniques d'écriture. Ce tableau va dans tous les sens possible et crée de nombreuses tromperies et illusions. 

CHUPIN Maëlys